(1979 G.D. Luxembourg, vit à Bruxelles depuis 1981)
Soyez les bienvenus sur mon blog, qui à défaut de site, me permets de penser, structurer, présenter mon travail en cours (sculpture/installation, photo, dessin,...).
! ! ! une nouvelle adresse :
http://stephanie.paulus.over-blog.com/ ! ! !
Ça s’érige, ça chute, et ainsi de suite. Poussé vers le haut, tiré vers le bas, bon gré mal gré.
CCNOA, Painted Objects, fev..06
Observer et expérimenter ces mouvements sur de petites et grandes choses comme sur nous-même, permet de repenser les stations debout/couché
comme n’allant pas de soi. J'y reviens.
En tentant de mettre des mots, de trouver non pas une mais des portes d'entrées à ma pratique (vu qu'elle touche à la sculpture, au dessin narratif, à la photo) je me suis apperçue qu'elle est principalement structurée selon ces 2 axes : vertical et horizontal.
--------------Soit debout = |, couché = _
Et debout/couché = T(mais à l'envers, l'axe horizontal étant logiquement le plus bas)
Il ne s’agit pas de les comprendre dans leur aspect géométrique, statistique, constructiviste (encore que..) mais plutôt comme une manière de
mieux comprendre ce qui d’une part s’érige, se construit, s’élève, pousse, etc., et d’autre part ce qui se répand, chute, est déconstruit, s’étale, meurt.
Comme par exemple, les stations debout/couché, observées dans la nature, l’architecture, l’homme,...
-------Soit l_ ou _I
Mais cet axe binaire devient réellement passionnant quand il est mis en rapport, contrarié, contrecarré, mis en doute, qui plus est quand un axe n’est plus entendu comme l’opposé de l’autre mais bien son passé ou son devenir.
Ainsi, ces notions de vertical/horizontal, sont à comprendre dans un mouvement perpétuel (comme le sont le yin et yang), et dont les limites sont toujours à redéfinir, pour en étirer le sens. Alors naissent les notions de ‘Plus-que-debout’, ‘Encore debout’, inséparables de ‘Pas encore couché’, ‘Moins que couché’, etc.
Un jeu d’assemblage, d’instabilités, et de non-sens peut alors commencer…
----- Soit par exemple _|L |_|_||_|_|_||_I_|_|__I___L_T_|||_||__|.....|_|_--| |__|-- ...etc etc...
Camionette Sea (is)land, installation H29
Cette continuité dans la discontinuité prenait forme, au début de ma pratique personnelle, en une instabilité non feinte et pas toujours assumée, n'ayant jamais eu la ferme intention de travailler sur 'l'équilibre'. Cependant, la précarité de mes sculptures et installations était on ne peut plus naturelle, et toute tentative de construction (socle, étagère, boîte,...) me ramenait à ce constat, après avoir éprouvé ma patience et mon savoir empirique en terme de résistance des matériaux, gravitation etc...
La tension des différentes forces en jeu, la magie de la suspension, la volonté de construire sans fixer, dans une économie de moyens, de déconstruire sans casser, et simplement la vue de ces assemblages bancals bricolés et absurdes mais néanmoins poétiques, c'est plutôt cela qui me titillait ces premières années.
Parallèlement, j'ai commencé à prendre en photo des chantiers -fondations, démolitions, terrains laissés à l'abandon- mais principalement en construction, pour leurs chaos structurés, déballages de matériaux, formes et couleurs, blocs lignes et surfaces... Mais aussi pour le sentiment contradictoire qui oscille entre la respiration créée par ce nouvel espace vide entre des bâtiments , et la marque de la destruction d'un autre, et dont l'histoire n'est plus qu'un amas de briques.
Chantier, plateau du Kirchberg,
04
Concrètement, aujourd'hui, je développe mon travail par des dessins, des photos, des sculptures, des mots.
Ils peuvent être montrés simultanément dans une installation, qui fonctionne alors un peu comme un rébus, une énigme dont l’intérêt n’est pas sa résolution mais plutôt les sauts d’un élément à un autre, les montées et descentes de compréhension, les passages à vide et une quasi narration.
Le dernier empereur, 07.
Certaines formes, objets, mots, figures émergent de manière récurrente mais sous différents aspects, formats et matières. Des couleurs/matériaux sont utilisé comme un vocabulaire de base, tels rouge terre glaise, chutes de bois, papier et carton, noir mat et blanc brillant, cyan dilué, coupures de presse.
Détails installation Point de chute, l’Ecurie, Jette, 2006.
‘Vertèbres’ et Caminonette
(…), détails installation Soulever successivement du sol les fesses le sacrum et les vertèbres. H29, 2006.
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